‹ Théâtre pour les écolesChapitre 38 sur 85 · DÉCOR ET ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

DÉCOR ET ACCESSOIRES

La saynète a ceci de particulier qu'elle est en deux tableaux, et il est essentiel que l’on passe de.l’un à l’autre sans aucune interruption. Deux systèmes sont possibles. Ou bien il n’y aura pas de décor réel, mais seulement une tenture, des plantes, un cadre quelconque. En ce cas, l’indication du décor imaginaire, au début de la pièce, et le passage du premier au second, non moins idéal, séront simplement énoncés par la Fable, dans ses deux petits prologues. Ou bien il y aura deux décors réels, mais consistant exclusivement en deux toiles de fond, de manière que le déroulement de la seconde, masquant la première, fasse passer instantanément le spectateur d’un coin de campagne au modeste intéricur de dame Fourmi. Tout ce qui est à droite et à gauche de la scène devra être purement décoratif, sans représenter ni un morceau de campagne, ni une partic d'intérieur, ni autre chose de précis, afin de ne contredire aucune des deux toiles de fond.

Trois entrées sont nécessaires :. deux au premier plan, l'une à gauche, l’autre à droite; une vers le fond à droite. Ges entrées pourront être formées, soit par le simple soulèvement de deux grands rideaux couvrant toute la droite ct toute ls gauche de la scène, soit par des portières, ou même par des vides, au cas où ja plus grande partie de ln droite et de la gauche de la scène serait constituée par des parois rigides, telles que cartons ou toiles à châssis.

Les accessoires sont : l’énorme sac, bien gonflé, que. porte la Fourmi lorsqu'elle entre -en scène; l'escabeau cet

l'ouvrage de tricot, posé dessus, que l’on introduira sur le théâtre par le fond à droite, au changement de tableau. La personne chargée de ce soin ne devra être aucun des quatre personnages parlants de la pièce. On posera l’escabeau près de l’entrée du fond à droite en étendant le bras, sans que la personne entière se laisse voir au public.

MUSIQUE ET CHANT

Dans la coulisse de gauche on aura groupé les chanteuses autour du piano. Il peut y en avoir sept ou huit, un peu plus ou un peu moins; toutes de bonnes voix, un peu hautes. Voix de fillettes, avec adjonction d’une ou de plusieurs voix de femmes, si on le juge utile, mais le timbre des voix de fillettes prédominant toujours.

Il est d’une importance capitale de se conformer aux indications de mouvement, un même motif pouvant ètre pris tour à tour dans des mouvements très différents, qui en modifient plus où moins le caractère (1). On aura soin de faire les ralentissements indiqués, et de n’en pas faire lorsque la partition n’en demande pas. Pour bien. faire entendre les paroles, les fillettes articuleront avec beaucoup de soin; ce sera d’autant plus nécessaire qu’elles chanteront dans la coulisse.

Le passage confié à une voix seule (n° 3) sera interprété par la meilleure voix, la plus expressive surtout; peu importe que cette voix appartienne à la Cigale ellemême, qui est censée faire entendre cette plainte, ou à telle de ses compagnes.

Lorsque le motif déjà entendu plusieurs fois sert pour la danse finale, outre qu'’alors il devient plus animé, il ne comporte plus aucun ralentissement ri arrêt jusqu’à la fin.

Si l’on disposait d’une flûte, elle pourrait doubler la

QG) I n'y a en réalité, dans la saynète, qu'une seule idée mélodique, avec de légères variantes, et jouée ou chantée, à chaque fois (sauf aux n° 1 et 2), dans un mouvement différent.

mélodie dans les préludes et le chant dans les parties chantées, aux numéros 1, 2 et 5; il s'agirait, à ces trois numéros, d’une petite flûte. Aux numéros 3 et 4, on se servirait de la grande flûte, donnant toute son expression : ce serait, au numéro 3, pour jouer le dessus de la partie purement instrumentale (1) sans doubler le solo ni s’y mêler: au numéro 4, entièrement instrumental, pour jouer la mélodie d’un bout à l’autre.

Un violon pourrait remplacer la flûte à tous les numéros, en jouant tour à tour les mêmes choses que la petite ou la

grande flüte.

Page 1