Scène II LE LIÈVRE, seul ; puis LE CORBEAU
Quelle petite bécasse! Il faudra que je tire parti de sa naïveté. Mais, pour causer avec elle, il sera plus commode que je me tienne debout sur mes deux pattes de derrière. (Avec un assez grand effort, il se met de-
bont.) Ouf! Une fois qu'on y est, ça va bien; mais, pour s’y mellre, c’est toute une histoire. (Se frottant les pattes de devant, c'est-à-dire les mains, avec satisfaction :)} Ha! ha! je serai chez moi, dans ce jardin! J'aurai une petite complice pour me faciliter les larcins qui m'en-
graisseront.….
(Pendant le dernier mot dit par le Lièvre, une voix de femme, venant du fond à droite, appelle.)
LA VOIX DE LA MAMAN Catherinette! | LE LIÈVRE Diable! Sa maman l'appelle. Maïs la voix vient de
la cuisine, et la petile est à l’autre bout du jardin. Elle n’entendra pas.