‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 104 sur 203 · I.E PETIT CHAPERON ROUGE · texte numérisé non relu

I.E PETIT CHAPERON ROUGE

A l'école.

RONDACIIE.

Ah ! vous allez à l'école ?

LE PETIT CHAPERON ROUGE, trouvant la question saugrenue.

Natiu'ellement !

RONDACHE, toujours distrait.

Ça ne doit [)as vous amuser beaucoup.

LK PETIT CHAPERON ROUGE

Mais si. J'aime bien, surtout, quand on raconte des histoires et quand on chante des chansons.

Rt).NDACIIE, à part.

Où diable est-il allé? 11 avait le sang à la tète.

(.\u Petit Chaperon Rouge :)

Oui est-ce qui vous apprend les chansons?

(II n'écoute pas la réponse et regarde vers la droite.) LE PETIT CHAPERON ROUGE.

C'est mademoiselle. Avant, il y en avait une autre, qui n'aimait pas les chansons. Oh ! je m'ennuyais, dans ce temps-h'i. On marchait sui- la jtointe des pieds, il fallait toujours baisser les yeu.x, et on récitait à voix i)asse des alTaires fpie je ne comprenais pas. On disait toujours (pic la maili'esse était lionne. Je ne sais i)as

si elle était bonne, mais on Tapijelait toujours comme ça. Maintenant on ne dit pas à tout bout de champ que mademoiselle est bonne, mais moi, je sais bien quelle lest. Oh ! je serai contente le jour où elle se mariera. On ira lui chercher de belles Heurs dans les bois et on lui chantera les chansons qu'elle aime le mieux. Avant, la maîtresse ne se mariait jamais. Pourquoi, dites, monsieur?

RONDACHE. distrait.

Je ne sais pas, mon enfant.

LE l'KTIT ClIAPEIldN ROUGE, riant.

Bien sûr que vous ne savez pas ! Vous n'avez pas écouté ce que je vous ai dit.

KO.ND.VClIi:.

C'est vrai, ma petite fille. Je suis inquiet. Ah ! le voici !

(Florizel eutre à flroite.)

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