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LA BELLE AU liUIS DORMANT 165
SCKXE VII
FLOniZEL. IlONDACilE, LA FÉE, LE PETIT CHAPERON ROUGE.
( La musique s'est tue. Los deux hommes restent muets de suri)rise. Ils sont à droite, la petite fille à l^auclie ; la Fée est venue se placer au milieu. Florizel l'écoute, éperdu, tandis qu'L-llc parle ou cliantc. La liUette en e.xtase joint les mains.)
LA FÉE
C'est de la bouche des petits Que sort la Vérité, mon prince.
La tâche, certes, n'est pas mince; Franchement je fen avertis.
La faim, la soif, la lassitude, Je ne te fais grâce de rien.
Le vieux château se défend bien; On y va par un sentier rude.
Tu chemineras jusqu'au soir; La nuit sera noire et sauvage.
Va donc sans larder davantage :
Tu sais tout ce qu'il faut savoir.
(Musique '. La Fée chante :)
L'amant dédaigne lo péril.
Arme ton âme et soi.s viril !
Pénètre au cœur des sombres Itois; Courage, et fois ce que tu dois!
Malgré les noirs torrents, les goullres, les rochers, Toujours, toujours, il laul marcher!
FI.oRiZEI..
Ohl je veux être digne de ma Lien-aimée!
LA FKK, cliantant.
Sois calme et lier; siiuui, lu meurs.
Passe, et méprise les clameurs.
Parmi les hurlements all'reux Sois brave, et tu seras heureux!