‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 111 sur 203 · de la partition · texte numérisé non relu

de la partition

170 THliÀTKE l'OUU LES .lEL'NES FILLES

lilTrclofi'rcs. Béni soit renchantemciit qui vous obligea de laisser la troisième fiole à votre ami Rondachcl — Monsieur le Majordome, je vous présente mes respects; cent ans de majestueux sommeil n'ont rien diminue de votre importance, et je me recommande à vous pour n'être jamais réduit à la tète du lapin et au croupion du canard. — Ou'aperçois-je? un fort joli en-cas, ma Toi, pour une princesse qui aurait des insomnies : petit pain croustillant et doré, volaille froide sur un lit de gelée succulente, tranche de jambon aussi rose qu'une jeune fdle surprise avec des papillotes sur le front par une visite matinale... — Voilà donc une vénérable broche cjui s'est endormie soixante -quinze ans avant ma naissance; et le feu lui-même dort depuis ce temps-là. Nul doute que ces coqs de bruyère, ces faisans et ces perdreaux ne se soient un peu refroidis; mais la bonne fée, qui songeait peut-être à un repas de noces impromptu, a pris soin de les conserver aussi frais que les convives. — Monsieur le Cuisinier, je...

PREMIER SUISSE, lûvant.

Tàrtîfle! Le temps pàrétre long, quand on tort.

RONUACIIE, se retournant brusquement.

Qu'est-ce que vous dites?

SECOND SUISSE, rêvant.

Une poutélle te tin cli'ai laissé sans la poire.

RUNDACHE.

Quelle i)oire? Ah! oui, une poire pour ma soif. Monsieur le hallebardier, je vous remercie de cette attention délicate.

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