‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 139 sur 203 · DU QUATRIÈ.ME ACTE · texte numérisé non relu

DU QUATRIÈ.ME ACTE

Les précédents.

Un co.mpagnon menuisier.

Un apprenti menuisier.

Trois jeunes filles.

Une mère.

co.mpagnons, apprektis, mères, jtx'nes filles.

Ln scène est dans In capilalc du royaume de Sa Majesté Trubulu, [icndanl l'automne de /7.Sf.'>, au:c trois premiers tableaux, et le prcinie'' mai 179'^) nu (funlrième.

AVERTISSEMENT

La pièce ([uc voi<:i paraîL pour la picniii-ro fois dans le présent volume.

Elle peut être interprétée exclusivement par des jeunes filles (au-dessus de quinze ans), en ce (\m concerne la figuration aussi bien que les rôles principaux.

Elle peut aussi èlre jouée par des artistes des deux sexes, dans une représentation organisée par une Université populaire, un patronage laïque, on quelque société de ce genre; si c'était sur un vrai théâtre, avec décors, coulisses et accessoires, etc., cela n'en vaudrait ([ue mieux.

Enfin, elle peut être jouée par de très jeunes filles (de treize il quinze ans), qui tiendraient les rôles masculins comme les autres ' ; mais la figuration masculine serait attribuée, si on le jugeait i)Ius commode, à de grands garçons, ayant encore leur voix enfantine (onze à treize ans). Il serait ii souhaiter, en ce cas, que les actrices i>ro|)rement dites ne fussentpas tropgrandes, et que les figurants ne fussent pas tro[» petits.

Quel (lue soit le iTiode d'interprétation adopté, il est bon de savoir que le ([uatriéme acte n'est pas strictement indispensable. Le dénouement est connu à la lin du troisième, et le spectateur, s'il en reste là, peut s'en aller tran([uille sur le sort de C.endrillon. Le quatrième acte exige une figuration importante et do l'espace pour la faire évoluer : c'est pourquoi on pourra juger préférable de renoncer à cet acte.

Il va sans dire que l'auteur ne le souhaite pas. Tout lect(>ur attentif de la pièce comprendra, du reste, que, sans trahir les données du vieux conte, si plaisant à l'imagination, on a voulu y entremêler, non sans (pielque audace peut-être, des éléments j)lus modernes et assez divers, de fai,'on qu'il devint une glorification du travail. Or, c'est au dernier acte seulement (pie cette glorific^ation est mise en pleine lumière et que la jiièce re(;oit sa véritable conclusion.

1. Ceux (lu (Jonqni^'iion fl de l'ApprcMili ((niatriéiiio acte) pourraiciU cependant (''tro conti(5s à des ^rarçons.

CENOIULLON 205

Il faut ajouter i|ue. si l'on no dispose ni d'une laifre scène ni d'un personne! noiiii)reux, ririingination du speclateur pourra èlre mise en rLM|uisition. Sur un vrai théâtre, et disposant de toutes les ressources désirables, je porterais à vingt, à vingtcinq ou à davantage le nombre des figurants dans chacun des quatre groupes qui représentent le peuple : compagnons, apprentis, mères et jeunes filles. Mais, sur une scène étroite, cinq à six figurants, ou moins encore, suffiraient pour chacun des quatre groupes, ^i l'on est vingt sur une scène oii raisonnablement l'on pourrait tenir sept ou huit, l'impression de la foule est donnée. Vingt figurants! Je ne crois pas que Shakespeare en eut toujours autant, lorsiju'il faisait évoluer des arnu-es sur la scène.

Plus qu'un mot.

Aucun de nous n'a le droit déjuger son oeuvre, pour la bonne raison qu'il est incapable de le faire; mais si, parmi les petites pièces que j'ai publiées, une devait se répandre davantage ou me survivre de (juelques années, je souhaiterais que ce fût celleci, parce que j'ai tâché d'y mettre, sous une forme ([ui fut agréable à de jeunes imaginations, et qui répondit aux sentiments d'un auditoire populaire, ma profonde sympathie pour ceux qui méritent le mieux le beau nom de travailleurs.

Février l'JOC.

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