‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 143 sur 203 · SCÈNE III CENDRILLON, seule · texte numérisé non relu

SCÈNE III CENDRILLON, seule

0 ma pauvre petite mère,

Douce maman, toujours si chère,

Oui mourus quand j'avais sej)! ans,

C'est toi, dans mes nombreux instants

De solitude ou d'insomnie.

Qui viens me tenir compagnie.

Ton sourire est triste et charmant,

Et tu me dis bien tendrement :

« Patience, ma chère fdie!

Travaille bien, tire l'aiguille,

File et repasse; un jour viendra

Où ton cœur s'épanouira.

Que l'espérance te soutienne!

Ma pensée est avec la tienne :

Quand le chagrin mouille tes yeux,

Je te console de mon mieux;

Et bientôt, sans que tu me voies,

Je prendrai ma part de tes joies. »

Petite mère parle ainsi.

Alors, moi, je lui dis merci;

Mais tout cela, c'est comme un rêve...

Le jour s'en va, la nuit s'achève.

Et je reste avec mes chagrins.

Je ne verrai pas, je le crains,

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