SCÈNE III CENDRILLON, seule
0 ma pauvre petite mère,
Douce maman, toujours si chère,
Oui mourus quand j'avais sej)! ans,
C'est toi, dans mes nombreux instants
De solitude ou d'insomnie.
Qui viens me tenir compagnie.
Ton sourire est triste et charmant,
Et tu me dis bien tendrement :
« Patience, ma chère fdie!
Travaille bien, tire l'aiguille,
File et repasse; un jour viendra
Où ton cœur s'épanouira.
Que l'espérance te soutienne!
Ma pensée est avec la tienne :
Quand le chagrin mouille tes yeux,
Je te console de mon mieux;
Et bientôt, sans que tu me voies,
Je prendrai ma part de tes joies. »
Petite mère parle ainsi.
Alors, moi, je lui dis merci;
Mais tout cela, c'est comme un rêve...
Le jour s'en va, la nuit s'achève.
Et je reste avec mes chagrins.
Je ne verrai pas, je le crains,