‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 157 sur 203 · SCÈNE VII LA REINE, CENDRILLON · texte numérisé non relu

SCÈNE VII LA REINE, CENDRILLON

L\ REINE, très animée.

Oui, noble princesse, oui, miracle de beauté, Vous sauverez mon llls, n'est-ce pas? J'ai lenlé Vainement de calmer son esprit on délire.

CENDRILLON, profondément tioubice.

Madame...

LA REINE

Rendez-lui l'espoir par un sourire, Une parole. 11 croit que vous le haïssez.

1, N" C de la paiiiiion.

CliNUUILLON 230

CENDRILLON, d'une voix faible.

Moi?

Guérissez ce cœur que vous avez blessé. D'ailleurs, mon Galaor est une âme d'élite, Un rêveur, un i)oète... O ma chère petite, Une mère vous en conjure, ayez pilié!

Dites-lui gentiment quelques mots d'amitié; Vous sauverez sa vie; et peut-être vous-même L'aimerez-vous bientôt presque autant qu'il vous aime. Quel joli couple vous feriez, ma belle enfant!

CENDRILLON, avec douleur, en se détournant.

Ah! c'est trop...

LA RELNE, avec sollicitude.

Quavez-vous?

CENDRILLON, se maîtrisant.

Rien...

LA REINE

Lair est étouffant, N'est-ce pas? Trop de lleursl — Adorable mignonne, Vous lui pardonnerez, dites? s"il déraisonne. On ne le comprend pas toujours. Il souffre tant!

(Elle fait un pas vers la droite et regarde dans cette direction. Puis elle revient et dit : j

Le voici. Je vous laisse.

CENDRILLON, suppliante.

Oh ! madame.

LA REINE

Un instant.

Ma belle, et je reviens.

CENDRILLON, éperdue.

Je ne sais que lui dire.

LA RELNE.

Un mot compatissant, un regard, peut suffire Pour que son désespoir s'apaise... Je m'en vais : Ma vue, en ce moment, le rend presque mauvais!

(Elle passe derrière Ccndrdlon et sort vivement à gauche.)

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