‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 168 sur 203 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CENURILLUN, seule.

Un espoir insensé l'emporte.

Moi-même, que puis-je espérer?

Me laisserai-je encor leurrer

2i8 THEATliE POUR LES JEUNES FILLES

D'une illusion ti'o[) channaute?

Une chose, hélas! me tourmente :

C'est le serment qu'il a prêté.

Tout respirait la vérité

Dans son tendre et pressant langage.

Quel est le lien qui l'engage?

Je n'ose pas même y penser...

Il m'aime, pourtant : c'est assez

Pour que l'espérance renaisse...

« Je ne suis jias une princesse «,

Lui disais-je; et des pleurs joyeux

Resplendissaient dans ses beaux yeux...

Un bonheur si grand m'épouvante.

Peut-il aimer une servante

Et joindre son labeur au mien?

Ah! c'est fou...

(Elle est interrompue par Berthe, qui entre précipitamment par le fond et va so placer à droite, Ccndrillon étant au milieu.)

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