‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 175 sur 203 · SCÈNE X G.U..\OR, CENDRILLON · texte numérisé non relu

SCÈNE X G.U..\OR, CENDRILLON

GALAoR, après un silence.

Tout ce que vous avez soulTert, je le soupçonne.

Pour vivre des jours plus heureux.

Libre, du moins, et sans obéir tt personne.

Sûre à peu près du lendemain.

Voulez-vous, Cendrillon j accepter celte muin'.'

CENDIULLON 2b7

Elle est, je vous l'ai dit, loyale.

Elle ne peut oiïrir ni vanité royale,

Ni luxe dans l'oisiveté.

Rien de ce qui flatte et qui brille;

Elle vous olTre, ù jeune fille, Une laborieuse et fière pauvreté.

C'est l'unique serment qu'à d'autres j'ai prêté.

J'ai dit aux compagnons, mes frères :

« Triste et seul, jusqu'ici, de loin je vous aimais. Parmi vous, comme vous, je vivrai désormais; Tendez-moi vos mains ouvrières. »

(Une pause.)

Cendrillon, voulez-vous être ma compagne?

Oui ; J'accepte et je suis bien heureuse. Votre âme est tendre et généreuse; Et moi, dont le regard ne fut point ébloui Par des magnificences vaines, Croyez-moi, c'est avec fierté Que je partagerai vos soucis et vos peines.

C'est avec joie, ô mon époux, Que je travaillerai dans l'ombre auprès de vous. Voici ma main.

GALAOR

Voici la mienne, ô mon épouse.

(Ils se donnent la main. En même temps, par la droite, entrent Mathilde et Berthe, la tète basse et l'air contrit.)

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