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Mais dites moi vm p(Mi, compagnon : c'est-il un vrai travailleur, le camarade Antoine?
LE COMPAGNON
Mon garçon, je te souhaite de raboter une planche aussi artistement que lui. Voilà quatre mois que nous travaillons dans le même atelier : alors, tu penses, j'ai Toccasion de le voir à la besogne. Il faut dire que papa Trubulu, qui n"est pas une bète, lui avait fait apprendre le métier, comme ça, par manière de passe-temps. Pour un bon ouvrier, c'est un bon ouvrier. Et je suis sûr que, dans les jours difficiles, celui-là ne lâchera pas les camarades.
l'apprenti.
Oui; mais, quand même, il n'aurait pas été roi.
LE COMPAGNON
Bien sûr. Ça n'est pas pour rien que notre cher monarque s'appelle Trubulu dernier. Mais le jeune homme aurait pu être un bourgeois comme les autres. Enfin, je te dis, moi, que c'est un ami, et son mariage avec la petite Cendrillon fait plaisir à tous les camarades. Ça sera la fête des travailleurs.
l'apprenti.
A propos, je crois qu'il est temps d'aller faire un bout de toilette.
fil se lève.) LE COMPAGNON, se levant aussi.
On ne s'endimanche pas, aujourd'hui. Tous en costume de travail! Ça sera plus beau.
(Regardant vers la droite :)
Bon, voilà les fillettes qui arrivent. Je vas m'astiquer un peu tout de même.
l'apprenti.
Moi aussi, alors.
(Ils sortent à gauche, le compagnon emportant la bouteille à peu près vide, et l'apprenti emportant le verre. En même temps, par la droite, entrent les jeunes lilles, qui se groupent auprès de l'estrade, à droite par rapport au spectateur.)
UNE JEUNE FILLE
Tiens! nous arrivons les premières.