‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 37 sur 203 · TEINTS · texte numérisé non relu

TEINTS

Pour lirunir le visage, h; cou, les bras, les mains, ou se servira de couleurs en bâtons ou en poudre : terre de Sienne naturelle, lern^ d'Ombre brûlée, tern; de Sienne brûlée. Ces produits (inolfensifs) donnent un ton jaunâtre, brun foncé ou marron.

Si la couleur est lmi liàton. on en met sur sa main, on l'égalise avec les doigts et on la transporte sur le visage ou sur le bras. Si elle est en poudre, on la pétrit avec de la glycérine et de l'eau : puis, sur ce fond, appli([ué à la peau, on poudre avec la nième couleur. Au besoin, on éclaircit avec de la poudre de riz ou d'amidon.

Il est tout à fait nécessaire de iuiinir ccrlains personnages, Ulysse, par exemple. Si le teint de l'artiste est déjà très brun, ci'la i)ourra suffire; mais il faudra, de toute fa(;on, brunir le cou, les mains et les bras.

En revanche, nos jeunes actrices n'auront guère besoin, en général, de rouge ou de blanc. 11 peut cependant arriver qu'un visage soif, pour tel ou tel rôle, trop pâle ou trop haut en couleur; cela peut aller jusqu'au contresens. Dans un cas pareil, il faudra bien corriger la nature. Parmi les produits dont on pourra se servir, je signale le fond de teint ou blanc gras, qui se vend en bâton; le numéro 2 ou 2 1/2 donne une bonne teinte rosée. On l'étend sur tout le visage uniformément. On peut aussi se procurer du rouge en poudre, que l'on place en haut des joues, sur les paupières et autour des yeux, pour de jeunes visages; sur le bas des joues pour les visages plus marqués, en laissant blanc le dessous de I'umI.

Je répète que ces indications sont données ])our le cas seulement où il semblerait nécessaire ou très utile d'employer des fards, et ipie, de toute manière, il faut en user avec beaucoup de discrétion et après divers essais, faits à l'éclairage même qui sera celui de la représenliition.

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