‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 51 sur 203 · MICIIELLE ET LES QUATRE PIERRES · texte numérisé non relu

MICIIELLE ET LES QUATRE PIERRES

Fleur de lis, fleur de prunier!

(Des que MiclicUe a commencé de chanter, les PiiuTcs se sont croisé les bras d'un air menaçant. En s'cntendant nommer au second vers, le Roi, puis la Reine, se couvrent brusquement le visage avec leurs mains. Au troisième vers, toujours dans la même position, ils exin-iment un violent désespoir, c'est-à-dire qu'ils se tortillent comme des anguilles.)

I. Tout sera cliauté ju-<qu'à ces mots dits par Isabeau : Ou plulôl, non, en passe

ISAREVr, d'un ton insinuant.

Cliàleaii pk'iii de iiiorveilles, L;iissi'-miii, li.i (nii veilles, Leur faire un siji'ne de In main, Fleur do lis, fleur de jasmin!

(Pendant les deux dorniors vers, Isalieau se iicnclic à droite et à pauche, comme pour apercevoir le Uoi et la Reine par l'interstice des Pierres. Aveline et Mcngette, tournées de son cote, foni les mêmes mouvements; elles se remettent vivement en place, lorsque Miclicllc reprend la parole.)

MICIIELLE, rudement.

Trop haute est la muraille; Tu Tas dit, je te raille.

Et près de moi j"ai lufin liourreau,

Page 1