MICHELLE ET LES QUATRE PIERRES
Fleur de lis, fleur de sureau!
fDès que Michelle a entonné ce couplet, les Pierres, décroisant leurs bras, se sont mis les poings sur les hanches. Au deuxième vers, elles se penchent en avant, et. bien ensemble, font un pied de nez au comte avec les deux mains, puis reprennent l'attitude qu'elles avaient. Au troisième vers, le Bourreau met la main droite sur le manche de son coutelas et jette un sombre regard sur la Reine et le Roi. Ceux-ci tournent la tcte de son côté, très lentement, avec terreur, puis, l'ayant ajierçu, se retournent très brusquement de l'autre côté. Les trois personnages se remettent face au spectateur.)
ISAtîE.VU, résolument.
La Pierre la plus haute, Je la prends et je l'ôte, Pour voir un peu ce ((u"il en est, Fleur de lis, fleur de genêt!
(F]n chantant !o premier vers, Isabeau est allée trouver Ilauviette ; puis elle l'a saisie par les deux bras, l'a écartée de sa place et a jeté un regard curieux dans l'intérieur du Château. Le Roi et la Reine, se tournant de son côté, lui font des signes désespérés en agitant un mouclioir ou une écharpe. Dès qu'elle a fini de chanter, Isabeau entraîne Ilauviette, qui va tonil)er assise dans la partie droite de la scène.)
MICHELLE, fièrement.
Beau Comte, que m'importe?
J'ai ma tour, j'ai ma porte; Je \iiis briller le coutelas,