‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 88 sur 203 · DANSE · texte numérisé non relu

DANSE

La mélodie de notre chanson finale, originaire de Bretagne, est un air de « bal ■>. Le bal est une danse particulière. 11 serait

il propos, ine dis.iis-je, de faire suivre la Ll\aiiS(m i)ar une danse; mais je n'avais point vu danser le bal. Au cours d'un voyage dans l'Ouest, je m'enquis de cette danse, aussi populaire en Sainlon|;e qu'eu ]>reta,une. J'en eus l'oripinal el cliarniaut spectacle, grâce il l'extrcme obligeance de Mme la directrice de l'école normale de La RoclicUe.

La mesure des airs de bal est tantôt un G/S, lanlnt un 2/4. A La Rocbelle, on danse le bal à G/8, sur l'air bien c(uinu : -1 In pâchc des moules. Mon air breton est, au contraire, à deu.x teniiis, ce ([ui ne peut ([uc donner à la danse une allure jilus vive et ])lus ferme. Il est fort possible (|iic Kno danse le bal de diverses manières, suivant les régions; je ne l'ai ]>as vu danser en Bretagne. Tel que j'en ai eu le spectacle, il comporte plusieurs ligures. On exécute cliacune (Telles pendant un certain temps, après (|Uoi on pas-^e à la suivante, t(Uijours au son de la jnènumélodie, el sans nn''!er ces ligures. Selon ce que j'ai vu, elles se réduisent ii trois.

11 me sembla qu'on ]ioui'raiL les combiner dans le cmirl espace de temps nécessaire pour jouer une fois la mélodie bretonne, et que cela donnerait plus de vie à la danse ; d'antani (|ue je ne pouvais, à la tin <rune pièce, disposer (|ue d'un petit nombre de minutes pour faire; danser mes acteurs. Il importait, d"auli-e part, que les nu)uvements fussent en rapiiort exact, ])our la durée, avec les diverses parties de Ja mélodie. Etant allé à Rouen pjur faire jouer le Mariage de PniiiUoniie, j'indicjuai très imparfaitement ce (jue je soubailais à Mme la directrice de Tècole noimale. Elle prit la peine de l(Uit régler avec précision; et c'est grâce à sa bicini'illanre (|i;(,' je puis oITrir à mes lectric(>s et a mes lecteurs uiu' descriplinu précise ihi bal, — tel ([u'il a été dansé à Rouen, a\i'c un ti'ès vif surcrs, api'ès la cbansoii linale du Mariage de Pn[iiUi)i)ue.

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