‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 90 sur 203 · LE CUISINIER · texte numérisé non relu

LE CUISINIER

FRANGIPANE, gàte-sauce.

FURET, petit page.

La scène est d'abord dans la chambre de la Belle, puis dans une forêt, ensuite dans la salle des gardes, enfin dans la chambre de la Belle.

Époque habituelle des contes de fées.

AVERTISSEMENT

Je relève, dans ki première édition de la Belle ati bois dormant, les indications suivantes :

« La pièce peut être jouée soit par des amateurs des deux sexes, soit par des jeunes lilles, les rôles d'hommes devenant des travestis.

« Trois rôles doivent être tenus par des enfants, une fille et deux garçons, lesquels peuvent d'ailleurs être remplacés par des fillettes.

" Le premier tableau dure environ dix minutes, le second vingt-cinq, le troisième ([uinze et le (juatrième une demi-heure. Avec les trois entr'actes nécessaires, et qu'il faut rendre aussi courts que possible, la représentation doit durer à peu près une heure trois quarts, en tous cas moins de deux heures.

■< Comme je ne cont;ois guère le théâtre, surtout celui qui nous occupe, sans musique et même sans danse, une partition a été publiée en même temps que le présent ouvrage. Elle est due presque entièrement à la collaboration de Haydn, de Mozart, de Beethoven, de Schumann et de la tradition populaire de France-

•< Quant à la pièce, elle m'a été soufflée par les arbres, les oiseaux et les écureuils de la forêt de Fontainebleau. »

11 faut toujours rendre justice à ses collahorateurs.

Parmi les représentations de cette comédie ou féerie, auxcjuelles il m'a été possible d'assister, j'en citerai deux qui approchèrent la perfection de bien près; si même elles ne l'atteignirent pas, c'est uniquement par égard pour le proverbe : « La perfection n'est pas de ce monde. - L'une de ces représentations fut donnée à Reims, en 1902, par l'Association des anciennes élèves du lycée de jeunes filles: l'autre à Aix-en-1'rovence. en 1UU3, par l'école normale d'institutrices '.

Je sais (juc la pièce a été parfois jouée par des amateurs des deux sexes, grandes personnes ou enfants; mais je n'ai pu

1. .le me rappelle aussi, avec un vil' plaisir, une reiircscntation du mcine ouvrage, donnée à Toulon par l'école primaire supérieure de jeunes filles.

assister à aucune de ces représentations. Je crois tiu'en fiénéral des jeunes (illes seront les meilleures interprètes de ce petit ouvnipe.

Lorstiu'il fut joué à Aix, di's cliaiys appropriés furent exécutés avant les actes il, 111 et IV : chanson du Pelil (Jlui[ieron rouge • ; trio final de la Belle et la Bête-; chanson de la Belle au bois doriiumt 3.

On regrettera peut-être que cette pièce, ((nnnie les autres du même recueil, comporte un assez {rrand nombre de pcrsonnaces, des coslUMies qui doivent être fort soignés, une partition très ini[)artante. Hvidcmment il serait plus commode de jouer de courtes saynètes ù trois ou (juatre rùles, sans musique ni costumes spéciaux; et je n'empêche personne d'en écrire ou d'en jouer de telles. Mais le plus grand charme des pièces jouées par des jeunes lilles est, à mon avis, de présenter aux yeux un joli spectacle, par les costumes et les groupements, et de captiver l'oreille par des chants interprétés avec goiJt. Au surplus, je ne crois pas qu'il y ait intérêt à jouer souvent la comédie, ni à entasser les pièces, comme on le fait parfois, dans une même soirée. Il vaut bien mieux, à ce (ju'il me scmlile, en faire moins et V donner tous ses soins.

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