SCÈNE III LE HONGROIS, JACOPO
LE HONGROIS
Hum ! que veut dire cela ?
JACOPO
Cela veut dire que voilà deux honnêtes bourgeois qui rentrent chez eux, et que l'un des deux, homme de précaution, a dans sa poche la clef de la maison.
Oui; mais, cette maison, quelle est-elle? Bescends et regarde un peu où ils entrent... J'ai un soupçon!
JACOPO
Lequel ?
LE HONGROIS
Descends vite, te dis-je! et regarde.
(Jacopo santé à terre, conrt jusqu'au coin de la rue et revient tonl efl^ré.)
JACOPO
Hé ! le Hongrois !
LE HONGROIS
Eh bien?
JACOPO
Tu ne t'étais pas trompé.
LE HONGROIS
Comment cela?
JACOPO
Ils sont entrés par la première porte à gauche.
LE HONGROIS
Au palais Cibo, alors?
JACOPO
Au palais Cibo, justement!
Au diable !
JACOPG.
Le duc est-il seul ?
LE HONGROIS
Eh! non; il est avec son damné cousin, je te l'ai déjà dit.
JACOPO
Et je t'ai renouvelé la question, parce que, être seul ou être avec lui, c'est tout un.
LE HONGROIS
Non pas : c'est bien pis !
JACOPO
Alors, cours le prévenir.
LE HONGROIS
Et, si je le dérange inutilement, je serai bien reçu, n'est-ce pas?
JACOPO
Est-il armé ?
LE HONGROIS
Il a sa cotte de mailles et son épée.
(Il écoutcv) JACOPO.
Entends tu quelque chose ?
Alerte! alerte!
Qu'y a-l-il ?
On se batl
LORENZINO 201
LE HONGROIS
JACOPQ,
LE HONGROIS
JACOPO
Oui, j'entends le froissement du fer,
LE HONGROIS
On attaque monseigneur!... Toi, Jacopo, par la porte de la rueTorta... Tu trouveras une pinceau bas de réchelle... Moi,
par ici ! (Tirant son épée et descendant de l'autre côté du luur.) Tenez
terme, monseigneur ! tenez ferme ! me voilà !