SCÈNE VI Les Mêmes, LE HONGROIS, au haut de la muraille
Eh bien ?
LE HONGROIS
Eh bien, monseigneur, l'un est mort et l'autre ne vaut guère mieux... Votre Altesse veut-elle que j'achève la besogne?
LE DUC
Non pas ! Le silence qu'ont gardé ces hommes en nous attaquant m'inspire quelque soupçon. Je suis sûr que l'un est le marquis Cibo, et je crois avoir reconnu l'autre pour Sclvaggio Aldobrandini, qui est exilé de Florence. Si c'était lui, ce retour ne serait plus un accident, ce serait une conspiration. Tu préviendras lebargcllo de ce qui est arrivé, et tu lui donneras l'ordre d'arrêter le blessé.
LOUENZINO.
Monseigneur, maintenant, m'est avis que nous pourrions regagner la via Larga... Un homme tué, un homme blessé dans la même nuit, il me semble que c'est suffisant.
LE DUC
D'autant plus que nous n'avons rien de bon à faire ici.
(Il va pour sortir par la droite.) LORENZINO.
Pas de ce côté, monseigneur : j'entends les pas de plusieurs personnes.
Ll; hongrois, qui est descendu et a décroché l'échollo do cordes. Moi aussi.
LE DUC
Ah ! ah! à ton tour, est-ce (juc tu as peur, le Hongrois.^
LE HONGROIS
Quelquefois... Et vous, monseigneur.^
Jamais!... Et toi, Lorenzino ?
LORfil^Zmo.
Moi? Toujours!
(Ils SOI* tout.)