SCÈNE VI MONTE-CRISTO, HAYDÉE
MONTE-CRISTO
Haydée !
HAYDÉB.
Me voilà.
Tu te demandes pourquoi je t'ai forcée à rappeler les terribles souvenirs, n'est-ce pas, mon enfant?
HAYDÉE
Oui; car tu es bon, seigneur, et tu sais que, toutes les fois que je pense à mon père, ma douleur est grande.
MONTE-CRISTO
Tu aimerais à le venger, alors ?
HAYDÉE
Tu le disais tout à l'heure, je suis une fille de l'Épire, et, pour toute fille de l'Épire, la vengeance est un devoir. .Mai* où le retrouver, cet infâme Fernand?
TE-CUISTO.
Viens !
HAYDÉB.
Que veux-tu?
MONTE-CRISTO
Viens 1
HAVIiÉB.
Me voici, monseigneur.
Regarde!
HAYDLE.
Quoi?
MONTE-CI'.l.sTi).
Cet homme qui traverse la cour avec Bertuccio, le connais tu?
batdbV
Mou Dieu! mon Dieu! Est-ce un rêve, une apparition? Lui! lui!
MONTE-CRISTO
Oui, lui?
HAYDÉB.
Lui, le traître! lui, le misérable !... lui qui a vendu mon père! lui, Fcrnand !
MONTE-CRISTO
Tu te trompes, Haydée ; cet homme, c'est le comte de Morcerf, pair de France.
riAYDÉE.
Et moi, je te dis que c'est l'Espagnol Fernand, le traître, l'infâme Fernand !
MONTE-CRISTO
Sois tranquille, mon enfant ; noi.s saurons bien si le com.e de Morcerf, qui a épousé la Catalane Merceries, est le même que ce colonel Fernand qui a vendu son bienfaiteur Ali, pacha de Janina.
HAYDEE.
Et alors...?
MONTE-CRISTO
Alors, sois tranquille, tu seras vengée.
HAYDÉB.
0 mon père ! mon père ! tu l'entends, celui qui n'a jamais menti.