‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 3)Chapitre 33 sur 129 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LE COMTE DE MORCERF, une Ouvreuse, puis DANGLARS, puis DEBRAY.

; nr. 11 mire, une lettre a la main, rt forl Loge 23, je crois... Oui, c'est bien cela, (a uno Ouvreuse) Ma-

dame, priez M. le baron Danglars, s'il est dans sa loge, d'en sortir un moment... (L'Ouvreuse va à la loge.) Deux secondes d'explication suffiront.

DANGLARS, sortant de sa loge, ilh ! bonsoir, mon cher comte.

MORCERF

Bonsoir, baron. J'ai reçu cette lettre aujourd'hui. Est-elle de vous ? (Mouvement de Danglars.) Attendez, laissez-moi la lire avant de répondre. (Lisant.) « Mon cher comte, il m'est impossible de vous donner, quant à présent, la réponse que vous me demandiez hier. Rien ne presse : ma fille a dix-sept ans, votre fils en a vingt-trois. Pendant notre halte, les événements marcheront ; les choses qui paraissent obscures la veille sont parfois claires le lendemain... Parfois, aussi, en un jour, tombent les plus cruelles calomnies. » Des calomnies!... des calomnies cruelles... vous comprenez, monsieur le baron !.. un homme comme moi, quand on le calomnie, n'a qu'un désir, qu'une volonté, qu'une exigence : c'est qu'on le mette en face des calomniateurs !

DEBRAY, entrant.

Eh bien, messieurs, qu'y a-t-il donc?

DANGLARS

11 y a, mon cher Debray, que M. le comte de Morcerf ne veut pas entendre à demi-mot, et me force à le renvoyer au journal l'Impartial; ce que je fais, mon cher comte. L'Impartial ne coûte pas cher, et se vend partout; achetez le numéro de ce matin, et, demain, je crois que, tout le premier, vous serez assez raisonnable pour ne plus me parler de cette a (Faire.

(Il rentre, Debiay veut le suivre; mais Morcerf le retient.)

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