SCÈNE IV MONTE-CRISTO, HAYDÉE
MONTE-CRISTO
Haydée, vous avez lu ?
Oh ! monseigneur, pourquoi écrivez-vous de pareilles choses, à une pareille heure? pourquoi me léguez-vous toute votre fortune? Monseigneur, vous me quittez donc?
MONTE -CRISTO
Je vais faire un long voyage, ma fille, et, s'il m'arrivait malheur!...
HAYDÉE
Eh bien ?
MONTE-CRISTO
Eh bien, s'il m'armait malheur, je veux que ma fille soit heureuse.
HAYDÉE
Monseigneur, tu pensos à mourir!
M0NTE-CIUST0.
C'est une pensée salutaire, mon enfant, a dit le sage.
HAYDÉE
Eh bien, si vous mourez. léguez votre fortune à d'autres; car, si vous mourez, monseigneur, Ilaydée n'aura plus besoin de. rien.
(Elle prend le testament, !e déchire, puis tombe évanouie.) MONTE-CRISTO.
Mercedes s'est souvouto qu'elle avait un fils ; moi, j'ai oublié que j'avais une fille.