‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 3)Chapitre 77 sur 129 · ANI>REA · texte numérisé non relu

ANI>REA

Ah ! monsieur, vous touchez là la corde sensible.

MONTE CR1STO

Entendez-vous, major ?

LE MAJOR

Sans doute que je l'entends.

MONTE-CRISTO

Eh bien?

LE MAJOR

Que voulez- vous que j'y fasse?

MONTE-CRISTO

Que vous lui donniez de l'argent, pardieu !

LE MAJOR

Moi?

MONTE-CRISTO

Oui, vous. (Il passe entre eux deux.) Tenez, comte.

(Il donne des billets à Andréa.)

Qu'est-ce que cela?

MONTE-CRISTO

La réponse de votre père. Il me charge de vous remettre cela.

ANDREA

Ah ! cher père !

MONTE-CRISTO

Silence ! Vous voyez bien qu'il ne veut pas que vous sachiez que la chose vient de lui.

ANDREA

J'apprécie cette délicates

MONTE-CRISTO

C'est bien. Allez, maintenant.

ANDREA

Et quand aurons-nous l'honneur de vous revoir?

LE MAJOR

Ah! oui, et quand aurons-nom cet honneur?

MONTE-CRISTO

-D'aujourd'hui en huit jours, si vous voulez. D'aujourd'hui en huit, je donne à dtner, ici, à M. Danglars, an banquier...

LE MAJOR

Un banquier? Ah ! diable !

A M. de Villefort, un magistrat illustre.

AMUIEA.

Un magistrat? Diable!

YILLEFORT 165

LE MAJOR

Alors, grande tenue?

MONTE-CRISTO

Grande tenue : uniforme, brochette, culottes courtes.

ANDREA

Et moi ?

MONTE-CRISTO

Oh! vous, très-simplement : pantalon noir, hottes vernies, gilet blanc, habit noir. Moins vous afficherez de prétention dans votre mise, étant riche comme vous l'êtes, mieux cela vaudra. Si vous achetez des chevaux, prenez-les chez Devcdeux; si vous achetez une voiture, prenez-la chez Baptistin. Pas trop de diamants; un solitaire de deux à trois mille francs au petit doigt, c'est tout ce que je vous permets.

ANDREA

C'est bien, monsieur le comte. Et à quelle heure pourronsnous nous présenter ?

MONTE-CRISTO

Mais à six heures et demie.

LE MAJOR

C'est bien; on y sera, monsieur le comte. Venez, mon cher fils.

Venez, mon cher père.

(Ils sortent en se tenant par-dessous le bras.)

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