SCÈNE III
EDMOND, le Marbrier.
le marbrier.
M. Edmond de Gervais?
EDMOND
Oui, monsieur...
le marbrier.
Croyez, monsieur, que j'ai été désespéré de ne pas m'étre trouvé chez moi quand vous y êtes venu ; mais, dès que ma femme m'a eu dit le sujet de votre visite, je me suis empressé... (Voulant ouTrir nn rouleau de papiers qu'il tient à la main.) VOICI des plans, des dessins...
EDMOND
Inutile, monsieur: voici un plan que j'ai eu le courage de tracer moi-même.
Soit, monsieur, je me conformerai à vos désirs...
EDMOND
Vous graverez sur le marbre ces quelques mots seulement: « Clotilde de Gervais, morte à seize ans, le 2 septembre 1850. »
LE MARBRIER, roulant se retirer.
Fort bien, monsieur.
EDMOND
Pardon... Combien vous devrai -je pour tout cela ?
Je ne puis vous le dire précisément, mais cela ira dans les quatre cent à quatre cent cinquante francs... Si cependant cela montait plus haut...
EDMOND
Peu importe, faites ce qui sera nécessaire.
C'est bien, monsieur; j'aurai l'honneur de vous remettre la facture quand le travail sera terminé.
Faites vite, car vous savez que je ne reste pas au Havre.
Oui, monsieur ; mais je vais souvent à Paris pour mes affaires, j'aurai l'honneur de me présenter chez vous...
EDMOND
Rue du Helder, numéro 11.
C'est bien, monsieur.
EDMOND
Ma mère ! (au Marbrier.) Vous n'avez plus rien à me dire ?
Non, monsieur, et je me retire.
(Il salue et tort.)