‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 4)Chapitre 60 sur 151 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MARIE, seule.

Oh! oui, oui, je comprends ce que vous voulez dire, mon oncle, et ce que dit, d'après vous, votre fidèle Bernouin. Vous n'étiez pas si bien caché, que je ne vous aie aperçu, pendant l'orage, dans cette grotte de la forêt de Vincennes ! Vous avez vu le roi à mes pieds, et voilà que votre ambition l'emporte sur votre avarice... Quand le roi ne faisait pas attention à moi, je vous étais indifférente ; le roi me regarde : je suis jolie! le roi m'aime : vous m'adorez!... Oh! vous ave.* raison, mon oncle, et c'est moi qui avais tort d'écouter un simple gentilhomme comme M. de Guiche. Mais qui pouvait

?e douter que le roi de France, que Louis XIV ferait attention à moi ? à moi qui dans mon isolement me trouvais trop heureuse d'être aimée du plus beau gentilhomme de la cour !... Oui... mais, en attendant, imprudente que j'ai été!... Oh! mais, quand je ferai un appel à sa délicatesse, quand il saura qu'il s'agit, non pas d'être la maîtresse du roi, mais d'être reine de Fiance, il s'écartera de mon chemin, il s'éloignera de la cour... « Faites-vous belle ! faites-vous belle ! » Eh bien, puisque tout le monde le veut, essayons. (Elle s'assied sur un tabouret au milieu du théâtre, et ouvre la cassette. ) Oh! les magnifiques diamants!

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