‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 4)Chapitre 97 sur 151 · SCÈNE XVIII LE ROI, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII LE ROI, seul

M. de Guiche déguisé en mousquetaire ! Que venait faire ici M. de Guiche sous ce déguisement?... Ce soir, je l'ai vu s'approcher deux fois de Marie ; deux fois il lui a parlé ; une fois même, il m'a semblé que leurs mains se touchaient; et, cependant, j'avais repoussé tout soupçon, et Dieu sait qu'en venant ici, je n'avais nullement l'intention de l'épier; mais m'y voilà ; m'y voilà sous le déguisement qu'avait pris le comte... Jusqu'à présent, on dirait, en vérité, que la main de la Providence a conduit les événements de cette nuit. Allons

j isqu'au bout, quelque chose que je puisse apprendre, quelque douleur qui me soit réservée: peut-être y a-t-il un enseignement suprême dans ce qui me reste à apprendre; peutêtre allais-je commettre quelque grande faute que Dieu veut m'épargner!... Il m'a semblé entendre le bruit d'une fenêtre qui s'ouvrait... Non... si... C'est la fenêtre de Mario. Voyons, attendons, et n'oublions pas que, du moment où il remplace M. de Tréville, c'est le comte de Guiche qui monte la garde de minuit à deux heures du matin.

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