SCÈNE XXIV Les Mêmes, JOHN
JOHIf.
Milord?...
SIR EDWARD
Appelez une voiture!... Nous quittons cet hôtel.
EDMÉE, à Marie.
Reste!
SIR EDWARD, à John.
Restez !
EDMÉE
Alors, c'est une détermination prise, monsieur ?
SIR EDWARD
Irrévocable.
EDMÉE
Eh bien, sachez une chose...
MR EDWARD. '
J'écoute.
EDMÉE
C'est que je me suis arrêtée à Strasbourg pour deux raisons...
Une seule me suffit, madame, du moment que vous vous y êtes arrêtée.
EDMÉE
N'importe, vous les connaîtrez toutes les deux.
SlR EDWARD.
Avec plaisir.
EDMÉE
J'en doute... La première, c'est que je croyais y trouver mon frère... M. Arthur de Valgenceuse... lieutenant au 7* chasseurs.
SIR EDWARD
Kt vous ne l'y avez pas trouvé?
EDMÉE
Non, monsieur; quand je suis arrivé, il était parti depuis dix minutes.
SIR EDWARD
J'en suis désespéré... J'eusse été enchanté de faire sa connaissance.
EDMÉE
La seconde...
SIR EDWARD
La seconde raison ?
Oui, monsieur... C'est que j'y avais donné rendez-vous à mon mari.
SIR EDWARD
A votre mari?... Oh!
EDMÉE
Car vous saurez une chose, monsieur, c'est que je suis mariée...
SIR EDWARD
Oh!
EDMÉE
Et que j'adore mes enfants.
SIR EDWARD
Oh! vous avez des enfants, madame?
EDMÉE
Oui.
SIR EDWARD
Combien?...
EDMÉE, furieuse.
Six.
SIR EDWARD
Oh ! cela ne fait rien.
EDMÉE
Comment, cela v.o fait rien ?...
SIR EDWAUn.
Non... J'aime aussi hçfnutoiip lesmlants, moi.
EDMÉE
Je VOUS préviens, monsieur, que mon mari est très-jaloux...
(Elle avise Rigaudy, qui regarde et qui écoule près de sa porte.) SIR EDWARD.
Je comprends cela...
edme'e.
Et que, s'il vous trouvait ici...
(Elle regarde Rigaudy pour essayer de lui faire comprendre son intention.)
SIR EDWARD
Oh ! j'en serais au désespoir !
EDMÉE
Eh ! tenez, tenez, justement... (Même jeu.) Le voici!
SIR EDWARD
Comment, le voici?