SCÈNE XXVIII Les Mêmes, MADAME RIGAUDY
MADAME RIGAUDY.
Comment ! vous voulez la vie de mon mari, malheureux jeune homme ?
SIR EDWARD
La vie de votre mari...
RIGAUDY.
Oh ! ma pauvre Rosine !... quel enragé !
SIR EDWARD
Monsieur est voire mari ?...
MADAME RIGAUDY.
Sans doute.
SIR EDWARD
Alors, la dame du no 7... ?
MADAME RIGAUDY.
Comment, la dame du no 7?... Hector!...
RIGAUDY.
Est-ce que je la connais, la dame du no 7 !
SIR EDWARD
Comment, vous ne la connaissez pas?...
RIGAUDY.
Eh ! je l'ai vue tout à l'heure pour la première fuis.
SIR EDWARD
Pour la première fois!... Comment se fait-il alors que vous l'appeliez ma femme?...
MADAME l'.IGAUDY.
Vous appeliez !a dame du n© 7 ma femme?..»
SIU EDWAIiD.
Que vous l'embrassiez?...
MADAME RIGAUDY.
Vous embrassiez la dame du no 7?
l'honneur est satisfait 37
RIGAUDY.
C'était pour lui faire plaisir.
MADAME RIGAUDY.
Pour lui faire plaisir?...
RIGAUDY.
Eh bien, voulez-vous savoir la vérité?... Elle m'avai(;.prié de dire que j'étais son mari pour se débarrasser de vous.
SIR EDWARD
Très-bien ! vous pouvez rentrer chez vous, monsieur.
MADAME RIGAUDY.
Oh ! les hommes ! les hommes ! on ne peut pas les laisser seuls cinq minutes...
RIGAUDY.
Mais, Rosine, puisque je te dis...
MADAME RIGAUDY.
Rentrez, Hector... et devant moi !
(Us rentrent au no G.)