SCÈNE II Les Mêmes, MALATESTA
CENNABO.
Ah! le signor Malalestai... Soyez le bienvenu!... Votre Exellence vient-elle pour moi, ou vient-elle pour la marquise?
MALATESTA
Pourquoi cela ?
GENNARO
Parce que, si Votre Excellence vient pour moî, comme nous allons faire une petite promenade dans les environs,
on fera seller un cheval de plus ; tandis que, si, au contraire, Votre Excellence vient pour la marcpiise...
MALATESTA ironiquement.
Je viens pour madame la marquise...
GENNARO, à un Valet.
Prévenez madame la marquise...
ASCANIO
Y penses-tu, Gennaro?... Prends-garde! prends-garde î... Ne sais-tu pas que Sa Seigneurie soupirait pour ta femme?...
GENNARO
Si fait, parbleu !
ASCANIO
Sa Seigneurie était même fort éprise... malgré ses douze lustres...
MALATESTA
Monsieur, vous me donnez un lustre de trop... Je ne l'accepte pas !...
Sans doute!.., et le cœur de Sa Seigneurie est toujours jeune...
ASCANIO
Oui, oui !... il ressemble à noire volcan, à l'Etna, qui ne flambe plus, mais qui fume toujours...
TOUS, riant.
Ah! ah! ah!
GENNARO
Je VOUS laisse, seigneur iVlalatesta ; vous le voyez, je ne suis point un mari jaloux ; faites votre cour à ma femme!... faites!... Elle est charmante, ma femme!... Venez, messieurs, venez!...
(Ils sortent par le fond à droitâ.)