SCÈNE II
GENNARO, seul.
De mieux en mieux, seigneur Malatesta !... me voilà dans une charma; te position... Harcelé, questionné, gardé à vue, dans ce pavillon isolé de mon château... ou plutôt du château de la marquise... Et quelle perspective!... Ce soir, je serai transporté dans les cachots de Palerme... Je n'ai qu'un moyen de défense, un seul... Eh bien, quand je l'emploie, on lève les épaules !... et, en conscience, je ferais comme mes juges, si je n'avais pas vu, si je n'étais pas convaincu... Ah! je me consolerais de tout... (avec amour), si j'avais là, près de moi, cetfo jeune et ravissante femme... ma femme !.... oui, ma femme !... Mais que peut-elle être devenue ?... Je ne Tai pas revue depuis que je l'ai laissée avec cet Ascanio !... (Avec colère.) Maudit Ascanio!... Ah! c'est insupportable, d'avoir pour amis des mauvais sujets!
(La tenture du fond s'est ouverte, et l'on aperçoit Ascanio et la Marquise, qui s'avancent et parlent au Sbire, qui veut les arrêter.)
ASCANIO, au Sbire*
Puisque nous avons un laisser passer...