I.ILLA
La reconnaissance?... Que c'est froid!... Elle a des droits à vos pensées les plus tendres, à votre cœur tout entier... Eh oien, vous pâlissez...
GENNARO
Lilla, je crains...
LILLA
Quoi donc?...
GBNNARO.
Je crains... de ne pouvoir être assez reconnaissant...
LILLA, avec reproche.
Clievalier...
Mais, dis-moi, Lilla, la marquise est-elle redevenue absolument ce qu'elle était avant notre mariage?..,
LILLA
Oh! non, non!
Comment, non?
LILLA, faisant le geste de^Wre.
Elle ne m'a pas consulté sur la quantité...
GENNARO,. avec joie.
De sorte qu'elle n'a que trente ans...
LILLA
Elle en a soixante et dix!... Elle a épuisé la fiole.».. Elle a trop bien fait les choses!...
GENNARO
Lilla, décidément, je me sens très-mal...
(Il tombe dans un fauteuil. — La nuit est venue.) LILLA, écoutant.
Je l'entends... la voici... Mais quelle obscurité!... Vite, que «e pavillon s'éclaire !...
(Elle va pour frapper snrun timbre.)
GENNARO, se levant et l'arrêtant.
Non! non?... Laisse-moi la croire ce qu'elle était il y a une heure... Ne détruis pas cette illusion chérie, ce doux.
prestige de jeunesse et de beauté !... car je ne me sens pas la force de voir des traits qui se sont flétris pour moi.».
(La Marquise, enveloppée d'un grand voile, a paru à la porte de gaurbs. Eîlle ait un signe à Lilla, qui s'éloigne.)