GENNARO, LA MARQUISE
LA MARQUISE, s'avançant, et d'une voix cassée.
Gennaro!...
GENNARO
Ah ! mon Dieu !
(II se cache la tête dans ses mains.) LA MARQUISE.
Eh bien, chevalier, vous n'accourez pas auprès de votre femme?... Cette froideur, cette indifférence...
GENNARO, toujours détournant la tête.
Oh! n'allez pas croire, madame... Non... mais... Ah! pourquoi avez-vous consenti à un tel sacrifice?...
LA MARQUISE
Il ftillait vous sauver... c'était mon devoir... car, en reprenant l'âge que j'avais hifr, j'ai retrouvé tous mes souvenirs... Pauvre chevalier! c'est moi, iiicr, à Palerme, qui vous ai forcé à m'épouser, en vous raconlant une vieille légende.
GENNARO
Oui, un roman de chevalerie...
LA MARQUISE
C'est singulier couiiiiti la mémoire me revient, maintenant... Tenez, je me souviens encore que je ne vous ai pas dit la fin...
GENNARO
Madame, en ce moment...
Non, la fin est très-intéressante... Le chevalier don Ramire devint possesseur d'un trésor de richesses, de très-grands biens... et d'une très-vieille femme... Aussi eut-il recours à une petite Morisqtie, bien savante, qui rendit à la vieille tout ce que l'âge lui avait ravi...
GËNNARO.
Quel rapport f...
LA MARQUISE
Joie, ivresse du chevalier... Mais,.,