‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 5)Chapitre 81 sur 138 · CHANT · texte numérisé non relu

CHANT

(IvIoUf du fabliau da premier acto.J

Quand, plein d'amour, il se dispose

A Ja presser entre ses bras,

A si douce metamorpiiose

On ne voulut pas croire, hélas f...

Il eut beau faire, il eut beau dire, On condamna le paladin I...

Mais, auprès de son cher Ramire, La vieille, revenant soudain,

Lui dit : « Chassez la crainte affreuse Qui trouble en ce jour votre esprit...

De vous sauver je suis heureuse...

Et le bonheur me rajeunit! »

(A ce moment, toutes les tcnlures du pavillon s'ouvrent, et le parc apparaît illuminé de toutes parts pour une fête brillante. Des Gentilshommes, des Dames, des Danseurs se promènent sur les pelouses et dans les allées.)

GENNARO, avec ivresse.

Se peut-il?... Quel nouveau prodige f.,» Mais non I ce n'est pas un prestige I Voilà mon trésor le plus doux!..

De jeunesse son front rayonne I C'est une divine madone.

Qu'il faut adorer à genoux!

LA MARQUISE, tendrement.

Votre amour, mon bien le plus douï.

Des beaux jours me rend la couronu'^ Et toujours, comme une madone, Toujours jo veillerai sur vo^js-I

LE ROMAN D'ELVIRB 141

Page 1