UN SOLLICITEUR
C'est moi.
LABREDECHE, entrant.
Bonjour, mes amis, bonjour.
l'huissier.
Monsieur ?. . .
LABREDECHE.
Comment! vous ne me reconnaissez pas?
l'huissier.
Ah! n'est-ce pas monsieur dont le père était fusillé?...
LABREDECHE.
Oui, mon ami. Eh bien, il l'est toujours; et je sollicite, vo'1.* savez, vous devez le savoir, vous, car voilà huit mois que je vous le répète chaque jour d'audience publique... Ah çà ! vous m'avez gardé mon numéro, n'est-ce pas ?
l'huissier.
ous en avons toujours de côté pour les habitués.
LABREDECHE.
Dites pour les amis, et je suis de vos amis, de vos véritables amis. Numéro 9. Où en est-on ?
l'huissier.
Le numéro 4 vient d'entrer.
Bravo! le jour où j'obtiendrai la pension qui m'est si h: ;i lue, comme seul et unique rejeton d'une famille qui s'est sacrifiée pour la bonne cause, je n'oublierai pas, mon brave
tout ce que vous avez fait pour moi. Est-ce le journal d'au jourd'hui que vous tenez là?
l'huissier.
Oui, mardi 28 février 1815.