UN QUATRIÈME
On ne nous en vendrait pas, peut-être ?...
LABREDÈCHE.
J'en ai, messieurs! j'en ai pour nous tous! Il y a longtems que je conspire! J'avais des correspondances avec l'île d'Elbe. Il y a trois mois que je sais que notre grand empereur va revenir... Quel homme !
UN AUTRE
Et on l'appelait un tyran !
LABREDÈCHE.
Un tyran, lui !... Lui si bon, qui m'avait donné une pension parce que mes deux frères avaient été gelés en Russie, (a part.) il. 8
Ce n'est plus le moment de parler de mon père... (Haut.) Ah: messieurs, qn'est-ce qu'on entend?
PLUSIEURS PERSONNES, survenant.
L'empereur vient d'entrer à Paris.
LABiiEDÈCHE, à un Huissier.
Mon ami, voilà cinq francs... Courez chez moi, rue de la Harpe, au cinquième ; faites mettre quatre lampions sur ma croisée... Un jour de fête, morbleu !... Vive l'empereur ! CRIS dans le lointain.
Ah ! ah î le voila!... le voila!
LABREDÈCHE.
Entendez-vous, messieurs? le voilà, le conquérant du monde ? i! s'approche; nous allons le voir face à face.
DU AUTRE
Quel bonheur
CRIS, plus rapprochés.
Vive l'empereur ! vive l'empereur !
(Des Ofùciers généraux entrent.)
Soyez les bienvenus, messieurs ! nous vous attendons, nous attendons l'empereur.