‹ Théatre [sic] complet de Alex. DumasChapitre 90 sur 175 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, NAPOLÉON, BERTRAND, Suite.

.NAPOLÉON, entrant.

Oui, mes enfants, oui, je vous remercie. Oui, je suis votre père, votre empereur... Votre joie me va au cœur. Mes amis, vous savez, quand l'empereur revient aux Tuileries, on remet le drapeau..

des voix.

Un drapeau I un drapeau !

LABREDÈCHE, à part.

Quel trait de lumière! (Haut.) Un drapeau? Moi, j'en ai un, drapeau... que j'ai apporté au milieu de mille dangers! un drapeau que je conservais caché depuis huit mois, pour cette mémorable journée I Le voila, sire. Je suis heureux d'être le

premier à offrir à Votre Majesté cette preuve de dévouement à son auguste personne.

PLUSIEURS VOIX

Arbor*as-le ! arborons-le !

NAPOLÉON, à Labredècte, T^ vous ai déjà vil

LÀBREDÈCHE.

Sire, Votre Majesté m'avait accord é une pension de douze cents francs...

DES COURTISAS S.

Votre Majesté veut-elle recevoir nos félicitations!

TOUS

Sire... Votre Majesté...

NAPOLÉON

Oui, messieurs; mais n'oublions pas que c'est une révolulion de soldats et de sous-lieutenants; d'autres en profiteront peut-être, mais c'est le peuple qui a tout fait, c'est à lui que je dois tout.

l'huissier.

Sire, les envoyés de la chambre des députés sont là...

NAPOLÉON

Faites entrer.

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