SCENE PREMIERE
\SIO, seul, poussant une porte latérale, à droite, peinte comme le mur dans lequel elle est cachée. Il tient une torche à la main, et examine la serrure, que le plâtre enlevé par l'explosion a découverte.
ui, la commotion a retenti si forte
Qu'elle a de mon côté démasqué cette porte.
ans doute qu'autrefois un seul maître creusa
e souterrain qu'ensuite un autre divisa;
uis, un jour, supprimant cette commune entrée,
Par un troisième enfin la porte fut murée; Et de ce moment-Là jusqu'à cette heure-ci, Resta pour tous les yeux masquée et close ainsi. Oh ! de quelles terreurs il eût été la proie, Si notre vieux voisin eût connu cette voie, Et s'il eût su qu'un jour un coup inattendu Devait me révéler ce passage perdu !
Je suis pour une fois curieux, sur mon âme, D'entrer secrètement dans ce repaire infâme, Où, filtrant goutte à goutte, et se changeant en or, Les pleurs de l'indigent font au riche un trésor; Où chaque objet divers accuse, en son langage, L'antre de l'usurier et du prêteur sur gage. Ici vient la noblesse, ainsi qu'en ses tombeaux, De sa splendeur éteinte enterrer les lambeaux. Voici de vieux portraits et de nobles armures, Des instruments plaintifs dont les tristes murmures S'éveillent chaque fois que la porte en grinçant Donne passage au maître avare qui descend, Comme un ombre vouée à ces voûtes fuuèbres, Compter furtivement son or dans les ténèbres. Au reste, pour la chose on a choisi le lieu ; Le sanctuaire en tout est digne de son dieu ! C'est un cercle qui mène à l'infernal empire,