ACTE II, SCEiNE III
FASIO.
Eh bien ?
LKLIO.
De ce trésor funeste uand j'aurai pris ma part, tu garderas le reste.
otre part?
LÉLIO
Oui, ma part!... N'as-tu pas entendu, ue mon bien par cet homme avait été vendu eux cent mille ducats , et que de cette somme me frustrait? Eh bien! je puis en gentilhomme aire de mon poignard le glaive de la loi ; ais je ne vole pas même un voleur !
FASIO.
LÉLIO
FASIO.
Ni moi !
Ma position diffère de la vôtre, ailleurs, et l'on ne peut régler l'une sur l'autre, et homme comme à vous ne tenait pas mon bien, t, ne m' ayant rien pris, ne doit me rendre rien :
Un hasard m'a conduit sous ces voûtes funèbres, Où, malgré moi, j'ai vu, caché dans les ténèbres, Un spectacle terrible, et dont je n'oublîrais Pas le moindre détail, quand même je vivrais Jusqu'au jour où, tirés ensemble de l'abîme, Paraîtront devant Dieu meurtrier et victime! Mais, comte, ce secret...
Il frappe sa poitrine.
Est là, dans son tombeau.
Et j'ai soufflé dessus comme sur un flambeau.
Me le jurerais-tu ?
l-'ASIO.
Comte, je vous le jure !
Et que je sois damné si je deviens parjure. Maintenant, monseigneur, je me retire, adieu; ,1e n'ai rien vu: la chose est entre vous et Dieu!
LÉLIO
Tu ne fais pas ici, mon maître, en homme sage, Crois-moi, retiens plutôt la fortune au passage; Comme je ne prendrai que ce qui m'était dû, Le trésor presque entier alors sera perdu!