‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 115 sur 178 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

LÉLIO

Mon Dieu!... Retenez-nous sur le bord de l'abîme! VIon bien?...

GRIMALDI, cherchant à fuir.

Jamais! jamais!

LÉLIO

Ah ! je ferai le crime !

Une dernière fois, mon bien?... ou ce poignard...

GRIMALDI, dans le caveau voisin.

A l 'aide ! . . . ah ! j'y consens !

LÉLIO

Maintenant, c'est trop tard.

GRIMALDI, expirant.

Ah!

FASIO, cherchant une épée pour le secourir.

Quelque arme!...

S'élançantvers le caveau, puis, n'entendant plus rien, il s'arrête tout à coup.

Il est mort ! . . .

Pause d'un instant, levant les bras et les yeux au ciel.

Que Dieu juge leur cause!

11 s'enveloppe de son manteau et se cache derrière un pilier ; après un instant, Lélio sort du caveau, en ferme la porte derrière lui, rentre en scène pâle et muet, chancelle, s'appuie un instant au pilier en face de celui où

est caché Fasio; puis va lentement à la trappe, s'agenouille, met la ciel clans la serrure, mais, dans le trouble où il est, ne peut parvenir à rouvrir!! Pendant ce temps-là Fasio s'approche lentement, enveloppé de son manll teau, s'arrête derrière Lélio, regarde ses tentatives inutiles ; puis, au bout d'un instant, lui posant la main sur l'épaule, lui dit avec tranquillité :

Je vais vous montrer, moi, comment s'ouvre la chose!

Lélio se relève vivement, tirant du même mouvement son épée ; Fasio laissi tomber son manteau et se montre, calme, froid et prêt à tout, appuyé sui la sienne.

Ah! Fasio!...

FASIO.

Lui-même... oui, comte Lélio.

LÉLIO

Fasio!...

Regardant autour de lui.

Mais, comment en ce lieu, Fasio?

FASIO, montrant la porte du fond.

Vous êtes entré, vous, comte, par cette porte...

Montrant la porte latérale.

Moi, par celle-ci.

LÉLIO

Donc, nous sommes deux! n'importe Il était, sur mon âme, assez riche pour deux! Et plutôt que risquer un combat hasardeux, Si tu m'en crois...

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