‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 143 sur 178 · ACTE III, SCENE V. 2S · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V. 2S

Reçu de votre foi cet anneau pour otage, Que vous avez juré de m'aimer sans partage, Aux pieds des saints autels, et qu'à votre serment Vous mentez aujourd'hui, monseigneur, lâchement ; Donc, puisque le parjure est chose si légère, Choisissez delà femme ou bien de l'étrangère: Je le sais, monseigneur, le choix est hasardeux; Mais nous ne pouvons pas rester toutes les deux!

FASIO.

Assez, madame, assez... voyez! on nous écoute... Demain il sera temps.

FRANCESCA

Demain?

FASIO.

Eh! oui, sans doute.

Tout ce que vous voudrez demain.

FRANCESCA

Non, c'est ce soir !

Fasio, regardez mes pleurs, mon désespoir! Fasio,.ce n'est point une folle querelle Oui' je viens vous chercher; non, l'heure est solennelle;

Car c'est l'heure qui doit briser ou réunir? Et d'un même passé faire un double avenir. Fasio, si chez vous cette femme demeure Un seul instant de plus, Fasio, que je meure, Si de votre maison ce n'est pas moi qui sors. Quand je n'y serai plus ! eh bien ! eh bien ! alors, Vous pourrez recevoir ici qui bon vous semble! Mais cette femme et moi.... jamais... jamais ensemble!

FASIO.

Vous êtes la maîtresse... ainsi donc agissez Librement.

Songez donc!

FASIO, soriant.

Assez, madame, assez.

FRANCESCA, après une pause.

Prends garde, Fasio, qu'au feu de sa colère Dieu ne brûle le toit qui couvre l'adultère.

Elle s'éloigne.

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