‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 169 sur 178 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

FRANCESCA, LA MADDELENA, dans une litière, précédée de valets portant des flambeaux.

Ceux qui portent la litière la déposent à terre. Ceux qui portent les flambeaux montent les marches et ouvrent la porte du palais.

LA MADDELENA, descendant, et faisant signe aux porteurs de la litière de

s'éloigner.

C'est bien !

Les porteurs s'éloignent. LaMaddelena fait un pas, et rencontre Francesca sur la première marche, la regardant.

Est-ce un fantôme? ou bien est-ce une femme? A moi, mes serviteurs !

FRANCESCA, marchant à elle.

Ne craignez rien, madame.

LA MADDELENA.

Si je n'ai rien à craindre... alors, ne reste pas En silence, debout... levant ainsi le bras. Parle... mais parle donc !

FRANCESCA

Hélas ! pardon, excuse,

298 L'ÀLCHDIISTE.

Je voudrais parler, oui; mais ma voix s'y refuse,

Madame, il ne faut point m'en vouloir pour cela ;

J'étouffe.

LA MADDELENA.

Alors, je rentre.

FRANCESCA, l'arrêtant.

Oh! non, non, restez là!

Je suis mieux maintenant... pardonnez, j'étais folle: Mais ma raison revient, et me rend la parole ; Vous ne savez donc pas ?

LA MADDELENA.

Quoi?

FRANCESCA

Mais c'est aujourd'hui Que, condamné par eux, il va mourir.

LA MADDELENA.

Qui?

FRANCESCA

Lui!

LA MADDELENA.

Mais, s'il est condamné, quelle est votre espérance?

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