ACTE I, SCENE
le l'ai-je pas trouvé vingt fois en tête-à-tête ci même avec vous, prétextant quelque emplette? h bien ! suis-je jaloux? loin de là; monseigneur .'outes les fois qu'il vient me fait beaucoup d'honneur.
FRANCESCA
}ue tu sais bien, railleur à l'esprit sans scrupule, }ue de ta part, à toi, la crainte est ridicule ! orsque la femme éprouve un sentiment vainqueur, ille aime, elle!... avec tous les délires du cœur; ^elui qui de son sein souffle la flamme ardente, Zq n'est plus un enfant de la terre... imprudente, Llle en fait un héros, un ange, un immortel, li F adore à genoux comme un Dieu sur l'autel!... tfaisVous, qui pour tromper avez reçu deux âmes, Salamandres d'amour qui vivez dans les flammes, lit dont le cœur, du feu dont il est animé, Brûlant incessamment, n'est jamais consumé : 3h ! comment voulez-vous que nous, femmes chétives. Pliant au moindre choc comme un roseau des rives, Lorsque passe sur lui le souffle souverain, Sous luttions avec vous, hommes au cœur d'airain? [1 faut donc, me traitant comme on traite une femme, \voir pitié de moi.
JGO L'ALCHIMISTE.
FASIO.
C'est convenu, madame.
Qu'on soit pauvre à jamais, ou riche quelque jour, On n'aura de regards que pour vous, mon amour. Au revoir...
Il l'embrasse.
FRANCESCA, le reconduisant jusqu'à l'escalier.
A bientôt...
Fasio descend, Francesca le suit des yeux.