ACTE I, SCENE III
FRANCESCA
C'est tout.
FASIO
Tu te trompes, chérie...
FRANCESCA
FASIO, à la Maddelena.
Nous avons encor quelques bijoux Dont la matière ou l'œuvre est plus digne de vous. le vais vous les chercher.
LA MADDELENA.
Allez!...
FRANCESCA, tombant sur un fauteuil.
Sainte Madone!
Prenez pitié de moi, la force m'abandonne.
LE PODESTAT, la regardant.
Ah! nous sommes jalouse, à ce qu'il me paraît...
On peut tirer un jour parti de ce secret
Que nous dit le regard, au défaut de la bouche ; C'est bien !...
A Lélio.
Adieu, cher comte.
A la Maddelena.
Adieu, belle farouche.
Il s'éloigne, rencontre Fasio au fond de la scène et l'arrête.
Et toi, mon alchimiste, aux souhaits enhardis, Garde-toi d'oublier que jusqu'en paradis, Pourvu qu'aux feux du jour sa peau puisse reluire, Tout serpent atteindra l'Eve qu'il veut séduire, Surtout pour l'éblouir s'il sait montrer encor Des yeux de diamant et des écailles d'or.
Il sort.