‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 95 sur 178 · ACTE I, SCENE III. W · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III. W

Elle n'est pas trop mal, alors qu'on la regarde Avec attention... Cependant, podestat, Je le dis franchement, pour un seigneur d'état, Cet amour est vulgaire et sent la bourgeoisie.

Elle retourne aux bijoux.

LÉLIO, allant au Podestat.

Pardieu! cher podestat, de votre courtoisie T'attends un grand service.

LE PODESTAT

Eh! comte Lélio, Parlez ! je suis tout vôtre, en honneur.

Per Dio !

On n'est pas plus charmant, monseigneur, que vous

[n'êtes!

Parmi toutes ces lois que tous les jours vous faites, Rendez donc quelque jour une certaine loi Qui manque à notre code, et, pour ma part à moi, Que je compte appliquer dès qu'elle sera née : Loi, qui force tout oncle à faire chaque année, Sous peine de gibet, de la roue ou du feu, Trente mille ducats de rente à son neveu.

LE PODESTAT

Notre vieux Grimaldi tient donc toujours fermée Aux mains comme aux regards sa caisse bien aimée?

LÉLIO

Toujours !

LE PODESTAT

Hélas ! hélas ! et quatre fois hélas ! Tout oncle est fait ainsi...

LÉLIO

Oui, mais moi, je suis las De voir, en une cave obscure et solitaire, Semer ainsi tant d'or qui ne sort pas de terre !

LE PODESTAT

Bah ! vous retrouverez tout cet or quelque jour.

C'est cela, quand j'aurai cinquante ans à mon tour: C'est trop tard...

Fasio paraît au haut de l'escalier.

LA MADDELENA.

Maintenant, montrez-moi, je vous prie, Autre chose.

Fasio!...

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