ATAR-GULL, JOB
JOB, aprcs avoir regardé partout , comme s'il craignait d' cire entendu. Enfant il faut fuir.
ATAB-GULL. Fuir!... et pourquoi?
JOB. Le maître veut que je meure.
ATAR-GUL. Toi mourir, père?
job. Aujourd hui même Job doit être pendu.
atar-gull. Que dis-tu, père?
job. Ecoute-moi... ce matin menacé par Drick, notre bourreau, je m'étais réfugié dans le champ voisin. Là , du moins -, je pouvais pleurer , Dieu seul me voyait. Tout-à -l'heure une voix bien connue arrête mes sanglots et fait frisonner tout mon corps: c'était la voix de Brulart le négrier.
atar-gull. Celui qui nous a vendus tous les deux !
JOB. Il disait au commandeur : « Les juges de la colonie accordent deux mille francs au maître qui dénonce un de ses nègres assassin ou voleur. Ain^i donc dénoncez Job, je vous servirai de témoin. Le vieil esclave sera pendu, et le patron ne perdra rien sur lui. »
atar-gull. Oh! c'est affreux... le maître ne souffrira pas,..
JOB. Ma vie ne lui est pas nécessaire, on doit lui payer mon supplice, il ne balancera pas.
atar-GULL, avec fureur. Et ne pouvoir briser cette chaîne!... Mais atiends... je trois me rappeler... oui, la clef du cadenas qui me retient est toujour là, près de la meule. Cherche bien, père.
JOB. La voilà.
atar-gull. Bien ; à présent, débarrasse. moi de mes chaînes.
Le cercle de fer qui retenait le corp d'Atar-Gull louibe à terre.
atar-gull, avec joie. Ah! je suis donc libre.
Il se lève et va pour s'élancer; mais il est retenu parle poignet.
JOB. Fartons!
ATAR-GULL. Malheur! malheur! ce bras est attathé!
job J'entends du bruit... on vient.
atar-gull. N'importe père je te sauvrai ; hâte-toi prend la hache de salut.
job. Que veux-tu faite?
atab-GULL. Prends la hache, te dis-je, il est temps encore.
JOB, tenant la hache. Mais quel est ton projet, enfant?
atar-gull. Hardi, ne tremble pas...
abats-moi le poignet, nous partirons ensemble.
job. Oh! jamiis...
atar-gull. Eli bien donne-la-moi, tu verras si j'hésite.
JOB, jetant la hache loin de lui. Non, Job aime mieux mourir.
atar-gull. Tu nous perds... Voilà le maître qui vient, fuis, cache-loi encore et ce soir, quand sonnera l'heure de la prière des blancs, je te retrouverai au pied du moineaux Loups, ou ils m'ouront tué.
job. J'y serai.
Il sort par un ries côtes rlu théâtre, taiid s que Thomson, sir Richard, Clémentine. Jennv et des esclaves portant des parasols et des éventails arrivent, p;ir le fond. Atat-Gull est retombe sur son banc; l'esclave surveillant entre avec les nègres travailleurs par le coté opposé à celui par où Job est parti . A l'entrée de leur maître , tous les esclaves de la fabrique s'inclinent.