‹ ThéâtreChapitre 169 sur 846 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LEsMÊMrs, JENNY, CLÉMENTINE; puis

BAGUENAUDAIS , chargé de différent objets.

clémentine. Allons donc , paresseux , allons donc.

baguenaudais. C'est ça , paresseux...

et c'est moi qui fais tout le vous demande

uu peu où est mon suppléant ; je ne le trouve jamais que quand il a besoin de moi... Oh ! il faudra que ça change.

On se meta table sous le bosquet. Baguenaudais sort;

puis après avoir servi, va se mettie dans un coin

du bosquet k l'ombre, et agite un éventail.

RICHAttD. En vérité, Clémentine , je ne saurais pas le contenu de la lettre que toutà-1'heure vous avez remise à votre père que je le devinerais à la joie qui brille dans vos yeux.

CLÉMENTINE. Sir Richard, je n'ai pas de pruderie ridicule, et je ne cherche point à cacher mon bonheur. J'aime Edouard de toute la foi ce de mon aine, mon père approuve cet amour, et le jour où il bénira mon union scia le plus beau de ma vie.

THOMSON. Chère Clémentine!

4TAH-GCLL.

FANNY, qui jette à la dérobée un regard sur Alar-Gull. Pauvre Atar-Gull ! le soleil le brûle, mais je n'ose l'appeler.

Atar-Gull écoute avec anxiété, et son regard semble attacha du côte où il est allé chercher le serpent mort.

clémentine. Je vais maintenant croire au pressentiment, mon père; il devait m'aniver qutlque chose d heureux aujour d'hui car depuis ce matin je suis vraiment ment d'une jjaité folle.

Ici Atar-Gull fait un mouvement de joie: à travers 1rs plules-baudes, il voit un serpent dérouler ses anue.mx.

ATAR-GULL, à p<irt. Enfui le voilà... Il a reconnu la trace... il trouvera passade...

J'ai laissé une croisée ouverte Achève

ton ouvrage , sir Richard ! c'eat pour le vieux Job que que lu agis.

CLÉMENTINE. Que signifient les signes que vous échangez avec mon père?... iWe inénageriez-vous une surprise, sir JAichaid?

iticn\RD. Peut-être bien.

bxguenaudais. Ah! oui, la corbeille de fleurs.

Clémentine. Une corbeille de fleurs!

RlCiiAitD. Oui , ma chère belle-sœur , dans voire pavillon.

Clémentine. Vraiment! je veux les voir tout de suite ; viens-tu avec moi , Jenny ?

JENNY. Que m'importe ! non , vas-y seule.

Clémentine. Je vous dirai, sir Richard, si vous avez bon goût.

Elle se lève et court au pavillon; Richard s'est levé aussi, et quand elle est entrée, il terme la porte et se place devant.

jenny. Que faites-vous donc , sir Richard?

RlCil xitD.Une plaisan'erie; nousvoulons guérir Clémentine de sa frayeur, le serpent mort est là.

JEWY. Oh ! quelle cruelle plaisanterie ! THOMSON, toujours assis et relisant sa lettre. Il n'y a pas de danger mon enfant.

CLÉMENTINE, dans le pavillon. Ah! au secours, à moi... un serpent...

RICHXRD, riant. Ah! ah! j'en était sûr.

TnOMSON, riant. Ah! ah! ah! mais n'aie donc pas peur.

JEMNY. Oh! c'est assez... Richard. ..

CLÉMENTINE ,fiapant à la porte. Ah!...

mon père! Jenny! il me mord... ah!

ATAR-GULL, qui, pendant ce temps, a soulevé la jalousie, puis a détourné la tête. Oh ! c'est atroce, le supplice de cette jeune fille.

An moment où Clémentine, en se débattant, arrache la jalousie et tombe avec elle, on voit alsrs l'intérieur du pavillon. La jeune fille est mourante et

ensanglantée. Jenny pousse un cri et tombe devant la fenêtre du pavillon. Richard se cache le visage, et l 'hoinsou , qui a couru à Clémentine , s'arrête épouvanté devant la poite. Atar Gull contemple ce spectacle avec une joie mêlée de terreur.

ATAR-GULL, à part. Le vieux chef avait raison, la vengeance du serpent est la plus sûre.

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