‹ ThéâtreChapitre 193 sur 846 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DÉSIREE,LAURE, Jeunes Pensionnaires.

DÉSIRÉE. Oh ! la grande curieuse ; toujours aux écoutes.

LAURE. Ecouter, c'est la meilleure manière pour entendre.

DÉSIRÉE. Je te défends de nous suivre, comme c'est ton habitude.

LAURE. Oh! mon Dieu, ce n'était pas du tout pour savoir vos secrets ; je venais prier une de ces demoiselles de me montrer à nuancer la tapisserie.

désirée. Nous avons bien le temps! tu ferais bien mieux d'aller finir ton pensum , c'est plus pressé.

* Les directeurs pourront facilement supprimer le Prologue.

cour- deux chaises de jardin, des fleurs, et quelque* premier plan coté jardin.

laure. Il y a long-temps qu'il est fait, et que mon devoir est terminé. Désirée, donne-moi une leçon sur mon canevas.

DÉSIRÉE. Laisse-moi tranquille... Estelle impatientante!

laure. Ah! si la bonne Hortense était là, elle ne me refuserait pas, elle.

toutes. Oh ! la bonne Hortense !

désirée. Dis donc la sotte, la sauvage, et qui a été admise dans cette maison par la plus grande injustice, car elle n'est pas noble ; on ne sait ni qui elle est ni d'où elle sort, on ne lui connaît point de parens. Jamais personne ne vientlavoir ; elle ne reçoit aucun cadeau à sa fête ou aux étrennes; c'est, dit-on, l'abbesse défunte, l'ancienne directrice de cette maison qui

LE MAGASIN THEATRAL

l'avait recueillie, et l'a recommandée à la charité de la maison.

laure. Ca n'empêche pas qu'Hortense soit complaisante. ( A part. ) Toutes les fois que je ne peux pas faire mon devoir, c'est elle qui s'en charge.

DÉSIRÉE. Complaisante !.. elle veut se populariser.

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