SCENE III
Les Mêmes, CÉCILE, HORTENSE.
CÉCILE Madelon, donne-moi mon goûter.
madelon. Le voilà.
CÉCILE, regardant la corbeille. Et celui d 'Hortense ?
madelon. Ah! mon Dieu! étourdie que je suis... je l'ai encore oublié aujourd'hui.
HORTENSE, souriant. La faute n'est pas bien grande, tu la répareras demain.
Madelon, à part. Faut-il être tutoyée par une prolétaire!
Cécile. Tiens, Hortense, partageons ensemble.
Elle partage son goûter avec Hortense; les jeancs filles se pressent autour de Cécile, et laissent Hortense à l'écart.
DÉSIRÉE. Cécile, as-tu reçu des nouvel-
i/amiti* p'çh* IBPMB FIÏ.UI.
les de ton père? Que dit-on à la cour? Quilles sont les pannes à la mode?
< l < u l . H y a quelques jours (pie je n'ai reçu .le lettres, et mon père, vieux militait e, ne me donne pas souvent le bulletin des victoires remportées par les nouvelles modes sur les anciennes, qu'elles font battre en retraite.
hortexse. Mesdemoiselles , on assure que les taileias pigeon-de-la-reine sont en vogue, et que la coiffure Antoinette est relevé encore de deux pouces.
M\m:i.o\. Vous verrez que les femmes finiront par s'accrocher en passant sous la porte Saint-Denis.
DÉSIRÉE, d'un air dédaigneux. Qui vous
a dit cela ?
Elles se regardent tontes d'un air d'intelligence.
DORTENSE. Je l'ai lu dans le Mercure de France, que M. l'aumônier a oublié dans la classe.
désirée. Vous aurez confondu... ces modes seraient ridicules.
hortense. Il est vrai que je m'y connais fort peu.
désirée. J'allais vous le dire.
MADELON, à part. Bien répondu.
Elle sort.