‹ ThéâtreChapitre 209 sur 846 · L'AMITIÉ DONÈ JEUNE PILLE · texte numérisé non relu

L'AMITIÉ DONÈ JEUNE PILLE

HORTENSE. Jamais, monsieur, en ma présence, votre nnin n'est sorti de la bouche de mes bienfaiteurs pour blâmer vos opinions qu'ils partagent et qu'ils honorent. L'indignation que j'ai fait paraître est l'expression de mes seuls sentimens.

LENOIR. Jeune tête de femme!., folle raison déniant ! lu mot la choque, une franchise qui n'est pas noyée dans les phrases de l'ancienne cour la blesse. Le bonheur de la fortune présente vous éblouit. Hortense, jetez les yeux sur l'avenir, sur les chances hasardées de la vie, que les événemens peuvent changer pour vous d'un instant à l'autre.

hortense, à part. Encore son sourire !

11 me glace d'effroi.

leaOIR. Dans les tempêtes politiques qui éclatent de toutes parts, bien fou qui ne se prépare pas un appui, un refuge... Qui dit que le protecteur de la veille ne cherchera pas lui-même protection le lendemain?

Qui assure, dans ce temps, la durée d'un palais ou l'existence d'un homme en crédit?

Il sourit.

HORTENSE. Mais que peuvent avoir de commun ces terribles événemens avec ma vie inconnue, et qui ne s'attache à aucune pensée d'héritage et de possession?

LENOIR, se remettant. Je n'ai point prédit les événemens, je vous ai montré la possibilité des faits. J'ai tendu la main à la faiblesse d'une femme ; je me suis offert comme sa providence, c'est à elle de calculer, et de choisir entre mon amour et mon indifférence... Vous y réfléchirez encore.

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