‹ ThéâtreChapitre 218 sur 846 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

CECILE , couchée sur le canapé, HORTENSE.

hortense. Ses paupières sont fermées...

elle semble goûter un peu de calme

Dors, dors paisiblement, ma bien-aimée... ton sommeil repose mon ame... ( Elle fait quelques pas et regarde par la f métré.) Il me semble entendre un bruit sourd dans la partie inférieure du château. Non, ce n'est rien... tout repose... écoutons.... N'est-ce pas le murmure lointain d'hommes, d ormes, de chevaux... non, c'est le bruit confus du vent qui s'engouffre dans les bois

voisins {Elle va à la fenêtre.') Ah ! mon

Dieu!... qu'est-ce que c'est? (Elle ramasse une pierre qu'on a jetée, et lit: ) « Faites » à l'instant vos préparatifs de départ, vous » n'avez pas un moment à perdre. Albert » vous défendra; mais il peut mourir sans » vous sauver » Mais je ne m'abuse point., des masses noires semblent s'avancer lentement sur la rive de la Moselle, un cortège nombreux débouche derrière la col-

Ijne ce sont eux ! (Elle court à Cécile.)

Eveille-toi , ma bien-aimée , éveille-toi vite, nous sommes en danger.

On entend un cliquetis d'armes.

CÉCILE, s1 éveillant. Un bruit d'armes ! HORTENSE. Entends-tu ?. .. ils sont là... ils viennent pour nous égorger ! Ah ! nous mourrons ensemble !

CÉCILE, fièrement. Eh bien! voilà le moment ; Hortense , tâche de surmonter ton 'rouble, regarde à la fenêtre pour voir si nous aurons le temps de faire quelques préparatifs.

HORTENSE. HàtOUS-nOUs!

Elles entrent dans un cabinet ; des coups violens sont frappes à la porte.

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