L AMITIE DUNE JEUNE FILLE
tient; ton cœur t'inspire une résolution généreuse <i hardie, laisse-moi en partage! l'i onneor et les dangers... 0 Cécile, pourrais-tu te résoudre à m'abandonne*?
CÉCILE. Ne me fais pas pleurer, j'ai besoin de mes forces.
MARGUERITE. Mais pensez-vous, mademoiselle Cécile, aux dangers?
ILE. .!<• les lu ave.
ru mu.:. s. Le voyage offre mille diflicul-
iiortenSK. Charles , ne cherchez pas à intimider notre courage .. pins il y anrade oiuir. pins grand sera le bonheur de h s vaincre.
CHARLES. Horlcnse, ne croyez pasque je s àarrêtei l'élan d'un si noble dévouement; moi-même je veux vous suivre....
Mais qnt dis-j<?.. neserait-ce pas augmente r vos dau^ers... ma présence près de vois vous trahirait ; et, d'un autre côté, comment pouri ez-vons vaincre les obstalui se présenteront? franchir la distance qui \<>r,s sépare du général... arriver à Pans au milieu des agens de la surveillance la plus active?
hortense. Aidez-nousdeconseils, Charles, mais de conseils qui nous facilitent les moyens deparvenirà notre but; car Cécile 1 1 Hortense sont vouées toutes deux à l'accomplissement de ce grand acte... n'est-ce pas, ma Cécile ?
Cécile. Ob! oui... oui, Hortense — réussir ou mourir... ' Une pause. ) Mais il me levient une pensée. ..mère Marguerite, dites-moi. (Elle lui parle à l'oreille.} C'est cnez le représentant Rivarol, rue Saint- Lazare, n. 20, que se rendent vos nièces? L-llesont dis passe-ports, n'est-ce pas? [Elle parle bas, et Marguerite semit r- indiquer la porte de la chambré oàse. trouvent se» nièces.} C'est un moyen de réussir... \ iens, viens, Hortense... ta voix persuadera de concert avec la mienne.
hortense. Que veux-tu de moi?
CÉCILE. Tu le sauras — mais viens
hàtons-nous...
Mai guérite conduit Cécile et Hortense.